Petite conversation hivernale avec une mésange

Eh oui... voilà ce à quoi je parviens au bout de deux ans d'apprentissage. N'est-ce point merveilleux ? Tout juste bonne à décapiter les mésanges
et non des moindres ! (entre vous et moi, je viens de commencer l'apprentissage de la conduite, je crains le pire... si c'est comme ma remise en selle... Ah ben tiens ! deux ans ! c'est qu'il m'a fallu pour débloquer tous les verrous du plaisir de l'équitation ! y a encore de l'espoir pour me voir un jour au volant d'une voiture
) Cela dit, revenons à notre amie ci-dessus présentée.
Elle est réputée un peu bégueule. On la dit peu farouche, elle ne pousse cependant pas la témérité à se montrer à découvert. Ça, c'est ce qu'"on" dit. Le vulgum dictum. A Pandora, elle est chez elle et elle se montre.
"Auprès de mon arbre je vivais heureux..." A la différence, c'est que mon arbre n'est pas un chêne. A la différence aussi, c'est qu'à la place de l'imparfait, on conjugue au présent. Rien n'est aussi délicieux que cette parcelle de temps que je me réserve au pied de mon grand immense sapin. En prévision de l'hiver, Azilys et moi avions confectionné deux nichoirs qui servent plutôt de nourrissoir. Je les présentais dans ce billet. Seules les mésanges noires (accessoirement un écureuil) viennent s'y restaurer.
Au sol, j'ai disposé un pot de terre reconverti en bol à noix, ledit pot de terre étant devenu ce qu'il est après sa rencontre avec un des pieds d'Avatar... Je sais qu'y viennent pies et geais, mais je ne les ai jamais pu observer plus d'un quart de seconde. Seules les afficionadas de la noix se moquent éperdûment du bipède que je suis et viennent ponctionner leur écot sous mes yeux : les mésanges huppées.

Samedi dernier, je n'en ai compté pas moins de sept. Elles zinzinulaient, joyeuses de retrouver un bol rempli de noix (j'en ai ramassé un quintal l'automne dernier, autant que je l'utilise !) Elles m'ont permis de rester à cinq mètres environ du nourrissoir. J'ai tenté le 4m50... peine perdue, elles ne descendaient plus. Point de dissimulation de ma part, j'étais, comme elles, à découvert. L'appétit permet toutes les audaces, même celle de supporter un humain dans les parages.


"La Mésange huppée bénéficie d'une protection totale sur le territoire français (arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire). Il est donc interdit de la détruire, la mutiler, la capturer ou l'enlever, de la perturber intentionnellement ou de la naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids, et de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu'elle soit vivante ou morte, il est aussi interdit de la transporter, colporter, de l'utiliser, de la détenir, de la vendre ou de l'acheter."

M'est d'avis que nos rencontres se poursuivront et j'aurai plaisir à partager ces instants fugaces, mais charmants. Ainsi que le montre la photo précédente, j'ai une marge de progression en matière de cadrages
Je n'ai pas revu le couple de grimpereaux observés fin 2011, ni celui de roitelets huppés, mais je les ai entendus.

A bientôt !
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Commentaires
Plus sérieusement, je pense que c'est grâce à ton idée qu'elles sont là. L'été dernier elles ont découvert l'endroit et elles sont restées. L'hiver leur apportant les noix, je pense les fidéliser à l'endroit. Je vais sécuriser le tas de bois pourri et dans deux mois j'espère qu'elles y feront leur nid.
Pour ce qui est d'en profiter, tu peux compter sur moi !
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